NE PAS LAISSER DE TRACES

Un peu d'organisation, de bon sens, d'intelligence et beaucoup de respect:

 

- Déchets

- Déjections humaines et hygiène

- Laisser en place

- Feu

- Respect de la vie sauvage et des promeneurs

 

 

- Déchets : préparer à l'avance un sac pour contenir vos déchets, utiliser les poubelles ou remporter les déchets avec vous. Rien ne vous y oblige, mais ramasser les déchets que vous rencontrerez sur votre chemin peut être aussi une bonne idée. Préparer son sac à dos en gardant à l'esprit de produire le moins de déchets possible (moins d'emballages = moins de choses à porter dans le sac à dos et dans son sac poubelle) peut être astucieux. C'est particulièrement vrai pour l'alimentation et l'hygiène.

 

- Déjections humaines : Utiliser un « trou de chat » (pour la « grosse commission »), profond de 20 cm minimum (explication à venir) à au moins 100 mètres de tous cours d'eau, campements, chemins de randonnées, afin d'éviter toutes contaminations microbiennes, désagréments visuels et olfactifs (Ah, les petits papiers blancs et roses qui volent au gré du vent et viennent vous « agresser » pendant votre marche et au campement...). Recouvrir et dissimuler votre trou. Emporter avec vous, dans un sac type ziplock, votre papier hygiénique utilisé, que vous mettrez dans votre poubelle (avec le ziplock, une fois plein) ou que vous brûlerez (sans le ziplock! ;) )

 

- Hygiène : faire sa toilette ou la vaisselle à une cinquantaine de mètres de tout cours d'eau en utilisant des produits biodégradables ou naturels.

 

 

- Laisser en place : laisser le paysage dans l'état où vous l'avez trouvé (ou en meilleur état), ne pas cueillir les végétaux, ne pas couper et utiliser du bois sur pied vivant, ne pas déplacer ou emporter de grosses quantités de bois mort (il ne s'agit pas des brindilles mais plutôt des grosses branches ou des souches. Voir aussi « Feu »)

Réserver l'utilisation du feu dans les lieux et les périodes autorisés et la construction de huttes en branchages qu'en cas d'absolue nécessité, de survie. Dans tout les cas, le bois qui a servi à la construction doit être à nouveau mis à terre avant de quitter le site. Il existe d'autres moyens de se protéger bien plus rapides, efficaces et moins fatigants à mettre en œuvre.

Le bois mort est indispensable à la régénération de la forêt, car il est l'habitat, le lieu de reproduction et le garde-manger de centaines voire de milliers d'organismes (animaux, insectes, champignons, végétaux, micro-organismes...).

Éviter de déplacer les grosses pierres et la construction d'un cercle de pierres pour le feu.

Respecter les lieux possédant une histoire, un passé culturel. Ne pas y laisser « vos marques » (graffitis...), ne pas emporter de « souvenirs » (pierres, objets...).

 

 

- Feu : faire un feu de camp peut sembler anodin mais cela peut provoquer des dégâts que la nature mettra des années voire des décennies à réparer (25 à 50 ans pour une forêt de chênes verts, 15 ans minimum pour une pinède). Sans parler des vies humaines et animales que vous mettrez en péril dans le cas où votre « petit feu de camp » se transforme en incendie sur plusieurs hectares.

2 à 5 % des feux de forêt sont causés par la foudre. 80 à 86 % par des accidents et l'imprudence humaine ; 12 à 15 % par malveillance. En France, on estime que 300 km², soit 0,05 % du territoire et 0,16 % de la forêt brûle annuellement. L'année 2003 a été particulièrement lourde pour les sapeurs pompiers intervenant sur les feux de forêt : une dizaine de morts et une centaine de blessés.

Préférer l'utilisation d'un réchaud à gaz ou à bois à un feu ouvert. Bien qu'ils présentent moins de risques, le risque 0 n'existe pas. Ne pas les laisser sans surveillance. Il est également possible de faire un feu dans un contenant surélevé comme une poêle métallique.

Faire un feu aussi petit que possible, proportionné aux besoins. Inutile et fatigant de faire un bûcher pour se réchauffer ou pour se préparer un café. Utiliser des branches que l'on peut casser à la main. Attendre que le feu s'éteigne et que les braises soient froides avant de quitter les lieux. Laisser les lieux comme vous les avez trouvés : il ne doit subsister que des cendres froides que l'on dispersera et on recouvrera le site du feu avec de la terre.

 

 

- Respect de la vie sauvage et des promeneurs :

 

Observer la faune de loin, ne pas toucher aux œufs ni aux petits.

Ne pas nourrir les animaux. C'est préjudiciable pour leur santé et cela altère leur comportement naturel, ce qui diminue leur chance de survie.

Tenir vos animaux en laisse, pour leur sécurité, la vôtre, celle des promeneurs et de la faune sauvage. Vous êtes responsable en cas d'accident ou de détériorations.

Ne pas cueillir les plantes.

Gérer ses déchets.

Ne pas camper près d'un site occupé par la vie sauvage ou sur le passage d'animaux sauvages : cela peut être préjudiciable pour eux et pour vous.

Rester discret : éviter de faire du bruit, les comportements irrespectueux et dangereux, les vêtements « flashy » (bien pour se faire repérer par les secours mais détonent dans le milieu).

La courtoisie et l'entraide est de mise. Vous serez sûrement heureux que l'on vous rende la pareille le jour où vous serez en difficulté.

 

 

Il faut garder en mémoire qu'en France, il n'y pas de « nature sauvage » dans le sens où, tout appartient à quelqu'un, que ce soit l'Etat, des entreprises ou des particuliers.

La présence de promeneurs n'est tolérée que dans le respect des limites d'utilisation prévues, des règlements et de la loi.

 

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