HUMEURS, DIVERS

26/05/013 Plus tard, je voudrais être vieux...

partage d'une expérience enrichissante, parceque la richesse de la forêt et de la vie, c'est ceux qui la vivent vraiment...


En ce début de matinée dominicale, je traverse le quartier avec mon fils, sac photo et matos dans le dos, afin de rejoindre les bois voisins.
Je tombe nez à nez avec Charles, octogénaire sympathique  bavard et démerdard, mémoire vivante du coin.
Il habite seul dans sa vielle bicoque, à sa façon, au milieu de ses poules, lapins, chats et de tout son bric à brac et se fiche bien du « qu'en dira t'on » des « honnêtes gens » qui l'entourent.
En rentrant du boulot, je le vois souvent, mains dans les poches devant chez lui ou s’affairant dans sa cour. Un petit bonjour, un signe ou une poignée de main, quelques minutes de bavardages partagé, ayant souvent pour sujet ses souvenirs d'enfants du quartier ou les animaux, les siens et ceux de la forêt, suffisent à le rendre heureux, et réciproquement.

Ce matin là, pour la première fois depuis depuis que j'ai emménagé dans le coin, nous faisons route ensemble pour la forêt.
Charles, pas rancunier envers ces chapardeurs, à décidé de faire un cadeau aux renards : Il nous montre la dépouille d' un énorme lapin mort prématurément, provenant de ses clapiers.
Il connaît les mœurs et les cachettes de ces sympathiques « bandits roux » et décide de partager son savoir avec nous.
Sans trop de surprise, vu l'heure avancée, nous ne les verrons pas aujourd'hui, mais je retiens les emplacements et ses conseils pour un prochain affût.
Son « offrande » déposée, nous continuons notre route dans les sous-bois sombres et Charles semble heureux d'avoir de la compagnie attentive. Pêle-mêle, j'apprends qu'il à été bûcheron pendant quinze ans dans le coin, comment la forêt à fait survivre plus d'une famille du quartier pendant la guerre. Bien qu'ayant tout gamin posé des collets lors de cette période, il peste contre ceux qui déciment sans discernement ni retenue, ni honte, les petits habitant des taillis. Il prélevait juste ce qu'il avait besoin, et jamais avec du poison, pas comme maintenant. Il me montre aussi ses coins à champignons, mais comme les animaux, ils sont bien plus rares qu'avant et il hésite parfois à les consommer « par rapport à la pollution ».
Il me parle aussi de ses petits accrochages avec les gardes forestiers, comment il est parfois tombé, selon ses propres propos, « sur des cons »,  qu'ils l'on tracassé parce qu’il voulait ramasser un arbuste mort afin de se faire un manche ou parcequ'il fauchait de l'herbe sur les talus et bords de routes, pour ses lapins. Des embêtements, pas pour l'herbe, mais parce qu’il utilisait une faucille, qui allait sûrement se transformer en arme de destruction massive dans les mains d'un sanguinaire prédateur octogénaire comme lui.

Nous nous séparons après plusieurs poignées de main et un « toi mon gars, je t'aime bien », qui me va droit au cœur. Je le regarde repartir sur la route et la foret me semble tout un coup encore plus riche et mes contemporains qui joggent en fluo autour de moi, les yeux dans le vague et écouteurs sur les oreilles, dans leur bulle, sans rien voir ni entendre du vivant, encore plus fantomatiques.

Ouaip, plus tard, j'aimerais bien être un vieux comme lui, aussi riche d'expériences et de sagesse.

POESIE

Je ne vis pas en moi-même, mais je deviens

Partie de ce que qui m'entoure.

Pour moi, les hautes montagnes sont harmonie,

Les rumeurs de la ville, une torture.

Je ne vois rien de désagréable dans la nature

Sinon d'être en dépit de soi,

Un maillon vivant de la chaîne des créatures,

Tandis que l'âme, elle, peut s'évader,

Faire partie du ciel, des cimes, de la plaine,

De l'océan, des étoiles,-et s'y épanouir.

 

Lord Byron

 

16/09/012 UN MONDE DE SADO-MASO ?

 

Et oui, je râle encore. Mais il faut (mieux) le prendre au second degré.

Je me demandais pourquoi dans notre société, la vie devrait être vécu comme une souffrance, un châtiment, pourquoi, en fait,  devrait-on s'excuser de se permettre d'être heureux (même un instant).

 

Je m'explique, depuis le départ ,l'éducation, la scolarisation, se fait souvent sous la contrainte et la menace, puis par la suite, on retrouve la même genre d'état d'esprit dans le monde du travail.

Si on n'a pas l'air tout le temps affairé, voir accablé, croulant sous le travail et les problèmes, tout en affichant la mine de 6 pieds de long de circonstance, on n'est pas considéré comme une personne sérieuse, productrice, responsable, digne de confiance. En quoi serait il impossible d'apprendre et de travailler, même si ce n'est pas dans la joie (faut peut être pas trop en demander;), mais au moins dans la bonne humeur ? Il y aurait sûrement moins de dépressions et de suicides.

 

Certains textes considérés comme fondateurs ou citations courantes de nos civilisations sont révélateurs :

« Tu enfanteras dans la douleur » ce qui s'applique aussi bien à la mise au monde d'un enfant mais aussi au travail (ni dit on pas que le « travail à commencer », aux premières douleurs de l'accouchement) et qu'il faut souffrir dans son travail (jusqu'à ressentir les douleurs de l'accouchement?), pour arriver à quelque chose.

 

« C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie... »

« C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre... »

 

ailleurs, on nous dit aussi « la vie n'est que souffrance »

 

réjouissant tout ça, non ? La vie n'est certes pas un jardin de roses, mais pas la peine d'en rajouter...

 

Connaissez_vous l'origine du mot travail ? Il vient du latin 'tripalum' qui désigne un instrument immobilisation, voir de torture, constitué de trois pieux. Donc travailler « tripaliare » voudrait dire tourmenter, torturer. Tout un programme...

 

Dans les citations populaires communes il y à aussi « il faut souffrir pour être belle », « qui aime bien, châtie bien », « Il n'y à pas d'amour sans souffrance » etc...

 

Avec une telle éducation, on comprends mieux pourquoi on voit tellement de personnes malheureuses ou faire la gueule dans la rue...

 

28/04/012 ET LA POLITESSE, BORDEL!

 

Il y a des bonnes traditions qui se perdent, comme « l'étiquette du randonneur », code de respect et de solidarité qui consiste, entre autre, à se saluer quand on se croise. Les rencontres font parties du voyage, et pas seulement « l'exploit » sportif. Alors pourquoi ces visages et ces manières hautaines et dédaigneuses, ces bouches et faces fermées? C'est quoi ton problème?

On est bien peu de chose face à la nature, toi comme moi, et ton équipement à cinq mille Euros et tes grandes manières n'y changent rien. La vie ne tient parfois qu'à un fil, et même si j'ai plus l'envie de te tendre un doigt, je te tendrais la main si tu en avais besoin.

 

Enfin bref, « les chiens aboient la caravane passe » et « quand on est con, on est con... », moi je suis mon Chemin...